Bizerte, ville martyre, Bizerte, ville de l'ultime bataille, Bizerte devient le temps d'une journée une ville barbare, une ville de l'enfer. Dans un parking où des jeunes et moins jeunes, s'apprêtaient à rentrer rompre leur jeûne avec leurs familles, des briques, des pierres, des bouteilles ont commencé à fuser de partout. Le public clubiste, victorieux, humble, n'a rien fait pour provoquer ses adversaires. Pourtant le parking se transforme en abattoir, panique générale, peur, rancune, désarroi, les forces de l'ordre n'y pouvaient rien, par passivité selon certains, par manque de moyens aussi, peut être qu'ils ne s'attendaient pas à une telle hystérie collective, à un débordement barbare inadmissible et inexplicable, à du banditisme à l'échelle d'une ville, où des flots de haine s'envoyaient à travers le ciel pour atteindre un malheureux parking avec des simples supporters, une ambiance à feu et à sang, une sorte de 68 de la bêtise, comme la révolte des ignares, de la haine injustifiée, une folie meurtrière.
Un enfer, conduit par son président, ce Sergent Karoui, qui rentre sur le terrain tel un bandit, et qui, qu'on le veuille ou non, a contribué par son hystérie au débordement, les supporters cabistes n'auraient pas réagi de la sorti si leur président ne leur avait pas montré la voie. Si quelqu'un devait sauter, ça devrait être lui
Bizerte, ayant bénéficié l'année dernière de l'aide de tout le monde pour ne pas rétrograder en seconde division exprime sa gratitude par une arrogance bestiale et folle, le FTF devrait remettre cette équipe à sa véritable place
dimanche 16 septembre 2007
jeudi 6 septembre 2007
"TIRAGE" DE MAILLOT ET PROXENETISME MERCANTILE
Imaginez… la plus belle femme du monde, des yeux pénétrants et doux à la fois, des courbes à faire jaser les cieux, la pure expression de la volupté, de la féminité et de la grâce. Imaginez la créature la plus belle sur terre…. Tout simplement mal sapée… il y a de quoi perdre la raison, tant la dernière phase est non seulement dépourvue d’imagination mais qu’elle relève de l’absurde. Que cette femme, qui illumine le regard de milliers d’êtres, se fait imposer ses tenues par un des pires couturiers de la planète, qu’elle n’ait le choix de s’habiller à sa guise… Et qu’elle ne peut que se taire devant cette situation…
Depuis des années, le Club Africain a conservé son équipementier sportif, ou c’est peut être l’être l’équipementier qui a conservé le Club Africain. Un jour, les dirigeants du Club Africain, conscients de l’impact du logo du club, et voulant protéger ce dernier contre la contrefaçon et des opportunistes à deux sous qui exploitent son nom ont décidé de déposer la marque club africain, médiatisant l’enregistrement de la marque par des communiqués de presse. Cette démarche ouvrait la voie royale à la boutique officielle du club pour jouir de son image, de son prestige en encaissant ce qui lui revient de droit. Désormais, seul le Club Africain pouvait bénéficier de la vente de son nom, principalement par la vente des maillots du Club, symbole historique et charismatique du club le plus populaire du pays.
Un huissier notaire, clubiste de cœur et d’esprit, profita de la nouvelle protection, croyant bien faire, en « chopant » deux ou trois boutiques qui commercialisaient le maillot du club africain d’une manière illégale, puis que comme nous l’avons dit, seul le club a un droit sur son image et sur l’écoulement de ses produits. L’initiative, extraordinaire, révolutionnaire de ce cher clubiste de sang allait bouleverser les mœurs des ventres par rapport à tout ce qui se rattache au club africain, créant par conséquent une nouvelle « jurisprudence » qui allait dissuader les boutiques sportives de commercialiser le CA d’une manière anarchique. Dès l’ouverture de la boutique, dimanche sports nous a gratifié d’un calcul louable mais candide illustrant l’impact des ventes du maillot du club et des revenus pharaoniques qu’elle pouvait engendrer : les dirigeants du club n’avaient plus à tendre la main pour la survie du Club Africain, ce dernier pouvait désormais voler de ses propre ailes. Ironie du sort, c’est le fait de « voler » les ailes du club africain, de le plumer, pour qu’il ne décolle jamais qu’il a été question.
Un coup de fil du patron de l’équipementier adressé au président du club a suffi pour bloquer toutes les procédures juridiques à l’encontre desdites boutiques de sport. Tout a été annulé, ces dernières pouvaient en fin de compte écouler, et couler le club en toute impunité. Le président du club, éternel complaisant, incapable de contrarier les grades figures du club n’a pas su prendre les devants, balançant le club en arrière, loin derrière les intérêts personnels de certains, en particulier de l’équipementier.
L’enjeu financier était effectivement de taille. Il faut savoir que la marque sportive qui fournit le maillot du club est en chute libre en Tunisie pour plusieurs raisons. Que son seul salut est le fait d’être l’équipementier de l’équipe qui vend de plus de maillots en Tunisie. Que la perte de ce marché conduirait à la faillite de ladite marque en Tunisie. Il faudra ajouter à cela que la qualité du maillot, indépendamment du nom prestigieux de la marque, est exécrable, médiocre, faisant même honte à un tissu italien avec tout ce que cela implique. Il s’agit d’une fabrication d’atelier moyen avec une finition plus qu’approximative. Le coup de revient de ces maillots, selon les dires des spécialistes du textile est extrêmement bas, il est toutefois facturé au prix fort pour le consommateur qui l’achète dans les boutiques. Quant à la fourniture des équipements au club, les responsables sont loin d’être satisfaits. Les responsables des sections jeunes ont été souvent obligés d' aller voir ailleurs, chez d’autres marques, où les prix sont plus accessibles et les produits de meilleurs qualité, alors que notre équipementier se borne à appliquer le prix fort sans aucun privilège ou compassion. Ces mêmes dirigeants de sections jeunes qui payent pourtant de leurs poches les crampons et les ballons se font reprocher le fait de choisir une autre marque par la suite !
Quant à la boutique du CA, l’officielle, celle qui détient le droit sur son propre maillot est obligée d’acheter son propre maillot de l’usine au même prix que les autres boutiques sportives, ne gagnant que des miettes de la vente de son propre maillot.
Des cas ont été rapportés de la vente au noir de l’usine aux boutiques sportives des maillots du club pour fausser le nombre de maillots vendus, verser moins de droits au Club et tirer le maximum de profits. Au moment où la boutique essaye de maximiser ses ventes et de les développer, toute sa stratégie est compromise par l’attitude de l’équipementier qui fait la loi. La situation est loin de s’améliorer. Le club joue même ses matchs officiels avec des ballons Puma, alors que ce n’est pas notre équipementier.
Qualité médiocre, sous-traitance, impossibilité de changer de marque pour des raisons extra sportives, le rapport entre la marque et le club est l’expression parfaite de l’exploitation violente et abusive. Le manque à gagner se chiffre en milliards, depuis 11 ans, nous payons pour le dernier titre gagné le prix fort, nous payons le prix de nos couleurs, de notre passion, et ce prix ne tombe pas aux caisses du parc A.
Depuis des années, le Club Africain a conservé son équipementier sportif, ou c’est peut être l’être l’équipementier qui a conservé le Club Africain. Un jour, les dirigeants du Club Africain, conscients de l’impact du logo du club, et voulant protéger ce dernier contre la contrefaçon et des opportunistes à deux sous qui exploitent son nom ont décidé de déposer la marque club africain, médiatisant l’enregistrement de la marque par des communiqués de presse. Cette démarche ouvrait la voie royale à la boutique officielle du club pour jouir de son image, de son prestige en encaissant ce qui lui revient de droit. Désormais, seul le Club Africain pouvait bénéficier de la vente de son nom, principalement par la vente des maillots du Club, symbole historique et charismatique du club le plus populaire du pays.
Un huissier notaire, clubiste de cœur et d’esprit, profita de la nouvelle protection, croyant bien faire, en « chopant » deux ou trois boutiques qui commercialisaient le maillot du club africain d’une manière illégale, puis que comme nous l’avons dit, seul le club a un droit sur son image et sur l’écoulement de ses produits. L’initiative, extraordinaire, révolutionnaire de ce cher clubiste de sang allait bouleverser les mœurs des ventres par rapport à tout ce qui se rattache au club africain, créant par conséquent une nouvelle « jurisprudence » qui allait dissuader les boutiques sportives de commercialiser le CA d’une manière anarchique. Dès l’ouverture de la boutique, dimanche sports nous a gratifié d’un calcul louable mais candide illustrant l’impact des ventes du maillot du club et des revenus pharaoniques qu’elle pouvait engendrer : les dirigeants du club n’avaient plus à tendre la main pour la survie du Club Africain, ce dernier pouvait désormais voler de ses propre ailes. Ironie du sort, c’est le fait de « voler » les ailes du club africain, de le plumer, pour qu’il ne décolle jamais qu’il a été question.
Un coup de fil du patron de l’équipementier adressé au président du club a suffi pour bloquer toutes les procédures juridiques à l’encontre desdites boutiques de sport. Tout a été annulé, ces dernières pouvaient en fin de compte écouler, et couler le club en toute impunité. Le président du club, éternel complaisant, incapable de contrarier les grades figures du club n’a pas su prendre les devants, balançant le club en arrière, loin derrière les intérêts personnels de certains, en particulier de l’équipementier.
L’enjeu financier était effectivement de taille. Il faut savoir que la marque sportive qui fournit le maillot du club est en chute libre en Tunisie pour plusieurs raisons. Que son seul salut est le fait d’être l’équipementier de l’équipe qui vend de plus de maillots en Tunisie. Que la perte de ce marché conduirait à la faillite de ladite marque en Tunisie. Il faudra ajouter à cela que la qualité du maillot, indépendamment du nom prestigieux de la marque, est exécrable, médiocre, faisant même honte à un tissu italien avec tout ce que cela implique. Il s’agit d’une fabrication d’atelier moyen avec une finition plus qu’approximative. Le coup de revient de ces maillots, selon les dires des spécialistes du textile est extrêmement bas, il est toutefois facturé au prix fort pour le consommateur qui l’achète dans les boutiques. Quant à la fourniture des équipements au club, les responsables sont loin d’être satisfaits. Les responsables des sections jeunes ont été souvent obligés d' aller voir ailleurs, chez d’autres marques, où les prix sont plus accessibles et les produits de meilleurs qualité, alors que notre équipementier se borne à appliquer le prix fort sans aucun privilège ou compassion. Ces mêmes dirigeants de sections jeunes qui payent pourtant de leurs poches les crampons et les ballons se font reprocher le fait de choisir une autre marque par la suite !
Quant à la boutique du CA, l’officielle, celle qui détient le droit sur son propre maillot est obligée d’acheter son propre maillot de l’usine au même prix que les autres boutiques sportives, ne gagnant que des miettes de la vente de son propre maillot.
Des cas ont été rapportés de la vente au noir de l’usine aux boutiques sportives des maillots du club pour fausser le nombre de maillots vendus, verser moins de droits au Club et tirer le maximum de profits. Au moment où la boutique essaye de maximiser ses ventes et de les développer, toute sa stratégie est compromise par l’attitude de l’équipementier qui fait la loi. La situation est loin de s’améliorer. Le club joue même ses matchs officiels avec des ballons Puma, alors que ce n’est pas notre équipementier.
Qualité médiocre, sous-traitance, impossibilité de changer de marque pour des raisons extra sportives, le rapport entre la marque et le club est l’expression parfaite de l’exploitation violente et abusive. Le manque à gagner se chiffre en milliards, depuis 11 ans, nous payons pour le dernier titre gagné le prix fort, nous payons le prix de nos couleurs, de notre passion, et ce prix ne tombe pas aux caisses du parc A.
jeudi 30 août 2007
HUMEUR....
Enfant de Bab Saadoun, enfant du Club Africain, Mr Iddir ne cesse de rappeler à ses interlocuteurs son amour pour le Club, en étant même disposé à en venir aux poings si nécessaire... Même si chez nous c'est une métaphore bien connue et ultra utilisée, certains des membres de son Bureau Directeur semblent l'avoir pris au mot, mais au sens propre. On dénombre au moins deux altercations aux poings entre membres importants du Bureau, dont l'une a débouché par la suite sur le défoulement de l'un d'eux sur des éléments de bureau au parc (à comprendre dans les deux sens) et l'autre, altercation hypothètique, sous le signe de "c'est moi qui commande" sous des cieux marocains.
Mr Iddir, à défaut de calmer les esprits, devrait tout de même leur expliquer le sens de la métaphore...
Mr Iddir, à défaut de calmer les esprits, devrait tout de même leur expliquer le sens de la métaphore...
DOCUMENT
Voici une lettre envoyée par BCA à Hannibal TV suite à la nomination de Mr Kamel Iddir à la tête du Club Africain. Cette lettre démontre aujourd'hui que les craintes des clubistes sont toujours les mêmes, que depuis rien n'a été fait. Merci à BCA pour m'avoir autorisé à publier sa lettre, tout en éspérant avoir d'autres contributions de sa part de la même qualité
Supporter du club africain et spectateur attentif des émissions sportives de Hannibal TV, j’aimerais porter à votre connaissance une opinion qui ne me semble pas minoritaire au sein des supporters clubistes et portant sur une série de questions les unes plus importantes que les autres ; Le nouveau président en place assure t-il un simple intérim ? Quelle est l’étendu de son mandat ? Peut t-il légitimement engager d’avantage le club alors qu’il fut un des symboles de l’ère précédente ? Va-t-il enfin exaucer le rêve de tout clubiste et réhabiliter le principe électif comme mode exclusif de gestion du club ? Compte t-il convoquer une AGE et faire adopter le plan de restructuration ?Le changement au niveau de la présidence opéré il y’a si peu et dans une continuité « certaine » , n’est pas un aboutissement en soi. Le départ de Chérif Bellamine était inéluctable pour diverses raisons (connues de tous par ailleurs et largement débattus dans différentes tribunes). Mon attention, comme je suppose, celle de l’ensemble du peuple clubiste n’est pas de se focaliser sur le bilan particulièrement catastrophique de ce dirigeant historique du Club africain. Toutefois, pour que l’épisode douloureuse de son départ, puisse servir à quelque chose , il est impératif que Monsieur Kamel Idir , qui est aussi , rappelons le un des hommes du « passif » ne fasse pas l’économie d’un nécessaire inventaire et procède sans tarder à la convocation des organes habilités par la loi à juger l’action passée et voter les décisions concernant le futur de l’association .De l’avis largement partagé des clubistes, c’est la condition sine qua non pour que nous tous, ayons l’assurance que nos voix ne seraient pas encore une fois confisquées. C’est aussi la seule garantie pour nous , que nos ressources financières ne se verraient pas dilapidées par des méthodes de gestions en rupture avec toutes les règles prudentielles ou qu’elles n’iraient pas dans des recrutements aussi ruineux que non productifs .Le départ de monsieur Bellamine n’aurait servi à rien, si en définitif, on n’aurait fait que procéder à un changement d’un homme par un autre. Comme précédemment évoqué , Monsieur Idir , tout enfant du club qu’il est et par delà du respect « qu’impose son CV » , a néanmoins occupé sur 3 mandats le poste du 1er vice président du club à coté de Monsieur bellamine .Le départ de ce dernier a sonné comme une contestation de sa politique et celle du comité qu’il préside. Comment peut-on imaginer que son premier assistant dans l’ordre hiérarchique ne soit pas comptable de cette même politique qu’il a soutenu trois mandats durant ?Je ne suis pas entrain d’instruire un procès contre le président « intérimaire » du club. Toutefois, force est de constater qu’une fois la manne « D. Traoré » tombée dans l’escarcelle du club et que le robinet des grands mécènes du club enfin recouvert, on ne se montre plus aussi pressé de procéder à la grande opération de sauvetage du club, que certains parmi nous appelle dans un doux euphémistique « plan de restructuration ». Aux oubliettes la grande crise, une des plus grandes du club ait jamais connu (installations sportives en ruines, joueurs en grèves, Œuvre de formation des jeunes réduite à sa plus simple expression, situation financière chaotique etc…..) . Par un petit changement au niveau de la présidence, quelques renforts au niveau de l’encadrement administratif et sportif, le retour de certains dirigeants fâchés avec Monsieur Bellamine ? la grande crise s’est transformée en petite « crisette » sic !Cette petite révolution de palais, ajoutée à l’opération colmatage des brèches et autres actions de replâtrage sont certes utiles pour désamorcer la crise mais ce ne sont que des soins d’urgence administrés à un patient gravement malade.Maintenant, il faut passer à l’étape suivante, celle qu’attendent tous les clubistes. Ce que nous réclamons tous, ce n’est pas une petite pommade tranquillisante administrée à des doses homéopathiques mais un traitement de choc qui peut aller jusqu'à l’intervention chirurgicale. Pour ce faire plusieurs actions doivent être menées. La première consisterait à convoquer une AGO évaluative qui constatera la vacance puis le changement au niveau du poste de président ainsi qu’elle permettra la lecture et l’adoption ou le rejet du rapport moral et surtout du rapport financier. Deuxième action c’est de procéder d’urgence à la mise en place du nouvel organigramme et la tenue d’une double AG, la Première une assemblée générale extraordinaire qui permettra d’adopter ou de rejeter les statuts du club (statuts nouveaux ou mis à jour) ainsi que le plan de restructuration .Quand à la deuxième et conformément à la loi, elle permettra d’élire le nouveau président et son vice président.En conclusion à mes propos, j’adresserais donc un appel au nouveau président du club pour qu’il joue la carte de la transparence et du respect de la volonté générale, celle de tout le peuple clubiste.Une seule et unique doléance monsieur le président du club africain ; procédez sans tarder à la rupture tant souhaitée avec l’archaïsme des années passées ; C’est la seule voie pour que notre club se mette au diapason de la modernité et retrouver le rang qui est le sien dans la hiérarchie du sport national (place qu’il n’aurait jamais du quitter)……
Supporter du club africain et spectateur attentif des émissions sportives de Hannibal TV, j’aimerais porter à votre connaissance une opinion qui ne me semble pas minoritaire au sein des supporters clubistes et portant sur une série de questions les unes plus importantes que les autres ; Le nouveau président en place assure t-il un simple intérim ? Quelle est l’étendu de son mandat ? Peut t-il légitimement engager d’avantage le club alors qu’il fut un des symboles de l’ère précédente ? Va-t-il enfin exaucer le rêve de tout clubiste et réhabiliter le principe électif comme mode exclusif de gestion du club ? Compte t-il convoquer une AGE et faire adopter le plan de restructuration ?Le changement au niveau de la présidence opéré il y’a si peu et dans une continuité « certaine » , n’est pas un aboutissement en soi. Le départ de Chérif Bellamine était inéluctable pour diverses raisons (connues de tous par ailleurs et largement débattus dans différentes tribunes). Mon attention, comme je suppose, celle de l’ensemble du peuple clubiste n’est pas de se focaliser sur le bilan particulièrement catastrophique de ce dirigeant historique du Club africain. Toutefois, pour que l’épisode douloureuse de son départ, puisse servir à quelque chose , il est impératif que Monsieur Kamel Idir , qui est aussi , rappelons le un des hommes du « passif » ne fasse pas l’économie d’un nécessaire inventaire et procède sans tarder à la convocation des organes habilités par la loi à juger l’action passée et voter les décisions concernant le futur de l’association .De l’avis largement partagé des clubistes, c’est la condition sine qua non pour que nous tous, ayons l’assurance que nos voix ne seraient pas encore une fois confisquées. C’est aussi la seule garantie pour nous , que nos ressources financières ne se verraient pas dilapidées par des méthodes de gestions en rupture avec toutes les règles prudentielles ou qu’elles n’iraient pas dans des recrutements aussi ruineux que non productifs .Le départ de monsieur Bellamine n’aurait servi à rien, si en définitif, on n’aurait fait que procéder à un changement d’un homme par un autre. Comme précédemment évoqué , Monsieur Idir , tout enfant du club qu’il est et par delà du respect « qu’impose son CV » , a néanmoins occupé sur 3 mandats le poste du 1er vice président du club à coté de Monsieur bellamine .Le départ de ce dernier a sonné comme une contestation de sa politique et celle du comité qu’il préside. Comment peut-on imaginer que son premier assistant dans l’ordre hiérarchique ne soit pas comptable de cette même politique qu’il a soutenu trois mandats durant ?Je ne suis pas entrain d’instruire un procès contre le président « intérimaire » du club. Toutefois, force est de constater qu’une fois la manne « D. Traoré » tombée dans l’escarcelle du club et que le robinet des grands mécènes du club enfin recouvert, on ne se montre plus aussi pressé de procéder à la grande opération de sauvetage du club, que certains parmi nous appelle dans un doux euphémistique « plan de restructuration ». Aux oubliettes la grande crise, une des plus grandes du club ait jamais connu (installations sportives en ruines, joueurs en grèves, Œuvre de formation des jeunes réduite à sa plus simple expression, situation financière chaotique etc…..) . Par un petit changement au niveau de la présidence, quelques renforts au niveau de l’encadrement administratif et sportif, le retour de certains dirigeants fâchés avec Monsieur Bellamine ? la grande crise s’est transformée en petite « crisette » sic !Cette petite révolution de palais, ajoutée à l’opération colmatage des brèches et autres actions de replâtrage sont certes utiles pour désamorcer la crise mais ce ne sont que des soins d’urgence administrés à un patient gravement malade.Maintenant, il faut passer à l’étape suivante, celle qu’attendent tous les clubistes. Ce que nous réclamons tous, ce n’est pas une petite pommade tranquillisante administrée à des doses homéopathiques mais un traitement de choc qui peut aller jusqu'à l’intervention chirurgicale. Pour ce faire plusieurs actions doivent être menées. La première consisterait à convoquer une AGO évaluative qui constatera la vacance puis le changement au niveau du poste de président ainsi qu’elle permettra la lecture et l’adoption ou le rejet du rapport moral et surtout du rapport financier. Deuxième action c’est de procéder d’urgence à la mise en place du nouvel organigramme et la tenue d’une double AG, la Première une assemblée générale extraordinaire qui permettra d’adopter ou de rejeter les statuts du club (statuts nouveaux ou mis à jour) ainsi que le plan de restructuration .Quand à la deuxième et conformément à la loi, elle permettra d’élire le nouveau président et son vice président.En conclusion à mes propos, j’adresserais donc un appel au nouveau président du club pour qu’il joue la carte de la transparence et du respect de la volonté générale, celle de tout le peuple clubiste.Une seule et unique doléance monsieur le président du club africain ; procédez sans tarder à la rupture tant souhaitée avec l’archaïsme des années passées ; C’est la seule voie pour que notre club se mette au diapason de la modernité et retrouver le rang qui est le sien dans la hiérarchie du sport national (place qu’il n’aurait jamais du quitter)……
mercredi 22 août 2007
ENJEUX, INTELLIGENCES ET ERREURS
Dès ce premier jour ce fut une grossière erreur.
Chérif Bellamine, après un long et pénible règne de 6 ans, avec un intervalle de Ferid Abbés de 2 ans, avait poussé à bout les supporters du Club Africain. Cas de longévité unique pour un bilan aussi médiocre, Chérif Bellamine, rentier, homme bon, mais d’une intelligence limitée qui en fait par conséquent un gestionnaire limité, a accumulé les échecs sportifs, a élevé le déficit du club à un niveau jamais atteint et s’est entouré de quelques uns des pires dirigeants que le club n’a jamais eu. Ce qui est sidérant dans toute cette histoire, c’est que Bellamine s’est accroché jusqu’à la dernière seconde à son poste de président. Ses pourvoyeurs de fond ne lui faisaient plus confiance, ni même les banques. Pire encore, les hôteliers, qui, selon quelques anecdotes rapportées par des dirigeants des sections jeunes, raccrochaient carrément le téléphone en entendant le mot club africain lors des réservations. Les supporters avaient beau scander leurs slogans vénéneux et acides à l’égard d’un homme dépassé par la situation, incapable d’y faire face, de relancer le Club le plus Populaire du pays, les anciens présidents du Club ne bougeaient pas le petit doigt pour prendre en main une situation des plus incroyables et absurdes du monde du sport : un club porté par des centaines de milliers de personnes, complètement livré à lui-même, endetté, et géré par un quasi analphabète. Le plus choquant dans l’histoire est le mutisme des instances sportives qui ne prirent aucune mesure pour changer la situation.
Quelque part, cette situation arrangeait tout le monde. Les autres grands clubs, gérés par des compétences, des dirigeants puissants financièrement et socialement qui ne pouvaient que profiter de la situation. Les anciens présidents du club sont désormais incapables d’assumer ce « fardeau » nommé Club Africain qui demande tant de moyens, de disponibilité, et surtout un éventuel manque à gagner pour leurs affaires, vu que présider le CA peut avoir des répercussions sur leurs activités avec leurs partenaires commerciaux ou leurs concurrents. Les instances sportives qui ne vont tout de même pas donner raison à la rue au moindre grognement. Tout cela avec la complicité des journalistes, médiocres dans l’ensemble, qui, mis à part des articles manifestant leur inquiétude « profonde » face à la situation alarmante du club n’ont jamais pris la peine, par lâcheté, complicité, copinage ou même bêtise, de critiquer, d’éclairer ou d’accuser quiconque. La masse non initiée, dans le sens où elle n’a pas la véritable connaissance des faits et des coulisses n’était pas au courant des véritables enjeux, rapports de force par la seule faute de la presse, ce gagne pain moisi à l’image des articles publiés par des pigistes sans scrupule, ou encore des articles non publiés par certains rédacteurs en chefs lâches, trop neutres ou trop complaisants.
Et puis un jour, un « mini mai 68 » a éclaté à l’aéroport de Tunis Carthage lors du retour de Chérif Bellamine et son moustachu fétiche, homme à tout faire et à tout défaire, « des carottes dans les cheveux, qui n’a jamais vu un peigne, qui est méchant comme une teigne, qui fait ses petites affaires, avec son petit chapeau, avec son petit manteau, avec sa petite auto, qui croit avoir l’air et qui n’a pas l’air du tout, faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou » ( Extrait de Ces gens là de Jacques Brel, un passage qui illustre parfaitement notre personnage). La foule était passée aux armes, la situation s’aggravait, le temps était venu pour révoquer un président qui avait battu le record des échecs et désillusions au Club Africain. Le tout se passe par des consultations, par des réunions entre le bureau du gouverneur et du ministère. Et puis la nouvelle se propagea, envahit tous les coins du pays à une vitesse ahurissante : Cherif Bellamine n’est plus président du Club Africain, son successeur s’appelle Kamel Iddir, son vice-président, et ce dans le « pur respect de la loi sur les associations ». Kamel Iddir, vice président fantôme, forcément complice de la situation, étant numéro 2 du club, que ce soit par l’approbation de la situation ou par le silence. Mais qu’importe, les clubistes voulaient juste un autre nom, un autre visage, une autre voix. Ce fut tout de même la grossière erreur, et le club en subira les conséquences encore pour quelques années.
Kamel Iddir, haut fonctionnaire, politicien introduit et ayant fait ses preuves dans les missions qu’on lui a ordonné se fait introniser Roi du Club Africain, détenant par conséquent le pouvoir d’appuyer sur un bouton essentiel, vital, un pouvoir énorme, celui de commander le bonheur et le malheur de centaines de milliers de personnes à travers le pays.
L’intronisation de Kamel Iddir à la tête du Club Africain est historique à plus d’un titre, c’est un tournant fondamental et hélas malheureux. Le plus inquiétant et le rapport vertical à deux niveaux qui s’est installé. D’abord vis-à-vis des anciens présidents, force morale et supposée financière club. Ces derniers, de part leur statut social et l’autorité de leur portefeuille ne considèrent plus le président du CA comme un des leurs, mais comme un exécutant, un subordonné trop dépendant financièrement. Ce rapport a engendré une vassalité inédite et quelque part méprisable, se manifestant par des remerciements et des éloges excessifs à leur égard, faisant de Kamel Iddir un président délégué, et ce par sa seule faute et sa manière de gérer ses rapports avec les barons du club. C’est un glissement vers une féodalité moyenâgeuse très dangereuse pour un club de la trempe du CA.
Ensuite, il y a ce rapport vertical vis-à-vis des autorités. En étant un haut fonctionnaire de l’Etat, Kamel Iddir a sans doute les mains liés et le verbe castré, il ne peut s’exprimer en toute liberté, obligation de réserve oblige, faisant du CA une sous administration ou quelque chose qui ressemblerait à un établissement public qu’il faut gérer avec le maximum de prudence et d’habilité pour ne pas fâcher, se maintenir et pourquoi pas, faire le grand saut vers des sphères plus conséquentes. Evidemment, être un Haut fonctionnaire de l’Etat aurait pu être une aubaine pour accélérer certains chantiers : un carnet d’adresse, des contacts ministériels importants. Malheureusement la mentalité fait défaut.
Ce fut donc une grossière erreur. Parce qu’elle a fait croire aussi à plusieurs que devenir président du CA était devenu à la portée de tout le monde, puisque de fait, elle n’était plus la propriété des grands barons et des fortunés. Dès lors nous avons assisté à la prolifération des présidentiables souvent de basse catégorie à travers les journaux, les cafés et les salons, de tout ceux qui croient avoir l’air, et qui n’ont pas l’air du tout, qui croient désormais en leur bonne étoile (sans jeu de mots) pour arracher le fauteuil tant convoité, et désormais démocratisé, accessible grâce au parachutage de Kamel Iddir.
Une grossière erreur, parce qu’elle a anéanti l’image de marque du président du Club Africain en tant de fonction. N’importe qui, disons par exemple un supporter vu à la télé, crâne rasé mais chauve aussi à l’intérieur de la tête, peut désormais pousser la porte du bureau du président, y entrer et parler, sympathiser. Ou encore cette scène terrible mais tellement significative : le président qui se fait interpeller devant sa voiture par un supporter en quête de billets, qui au lieu de passer par les agents concernés par la vente, fait un saut au septième ciel du gotha clubiste en le demandant au président. Ce dernier ayant expliqué qu’il ne pouvait rien faire, démarra sa voiture et quitta le parc. Par la suite le supporter s’en donna à cœur joie à ses innombrables noms d’oiseaux, fustigeant Iddir, son métier, toute son ascendance et sa descendance y compris son sein maternel, et tout cela devant le silence complice et passif des gardiens du parc, des agents de sécurité et de quelques dirigeants. Un terrible coup à la fonction de président cette scène.
Une grossière erreur, parce que certaines règles du parcours de Kamel Iddir ont été appliquées à un club sportif et souvent très mal, comme ces discours stériles et pompeux, les méthodes de travail, la création de commissions dormantes, l’entourage fait d’hommes de paille, comme si le CA était une cellule du parti communiste soviétique, avec toute la bureaucratie, l’absurdité, la caducité et l’inefficacité que cela suppose. Ces règles disent aussi que l’intelligence moyenne des subordonnés doit être inférieure à celle qui les commande, une question de stature, de carrure et de pouvoir, on a vu souvent Iddir traîner avec son armada de serfs, ceux qui ne veulent pas fâcher, qui lèvent la tête jusqu'à l’usure avec le regard admiratif vers l’homme qui leur fait confiance. Des serfs souvent de la même école, bureaucrates, plus rusés qu’intelligents, qui en ne faisant rien ne compromettent rien. Telle est la cour du Roi, faite de bouffons, de complaisants et de bons à rien, quant à la gente per bene, ils se sont tous enfouis un par un, par manque de confiance, par déception ou dégoût.
Une grossière erreur parce que par les temps qui courent, chaque année qui passe est une perte de 5 ans sur nos concurrents, une perte de prestige pour le club. Kamel Iddir n’est pas l’unique responsable, il a mal géré une situation, et il l’a gérée selon ses moyens, la deuxième grossière erreur fut son maintien malgré tous ces paramètres, quelles sont les raisons alors ? N’est-ce pas absurde ? À qui profite son maintien ? J’y reviendrai la prochaine fois
Chérif Bellamine, après un long et pénible règne de 6 ans, avec un intervalle de Ferid Abbés de 2 ans, avait poussé à bout les supporters du Club Africain. Cas de longévité unique pour un bilan aussi médiocre, Chérif Bellamine, rentier, homme bon, mais d’une intelligence limitée qui en fait par conséquent un gestionnaire limité, a accumulé les échecs sportifs, a élevé le déficit du club à un niveau jamais atteint et s’est entouré de quelques uns des pires dirigeants que le club n’a jamais eu. Ce qui est sidérant dans toute cette histoire, c’est que Bellamine s’est accroché jusqu’à la dernière seconde à son poste de président. Ses pourvoyeurs de fond ne lui faisaient plus confiance, ni même les banques. Pire encore, les hôteliers, qui, selon quelques anecdotes rapportées par des dirigeants des sections jeunes, raccrochaient carrément le téléphone en entendant le mot club africain lors des réservations. Les supporters avaient beau scander leurs slogans vénéneux et acides à l’égard d’un homme dépassé par la situation, incapable d’y faire face, de relancer le Club le plus Populaire du pays, les anciens présidents du Club ne bougeaient pas le petit doigt pour prendre en main une situation des plus incroyables et absurdes du monde du sport : un club porté par des centaines de milliers de personnes, complètement livré à lui-même, endetté, et géré par un quasi analphabète. Le plus choquant dans l’histoire est le mutisme des instances sportives qui ne prirent aucune mesure pour changer la situation.
Quelque part, cette situation arrangeait tout le monde. Les autres grands clubs, gérés par des compétences, des dirigeants puissants financièrement et socialement qui ne pouvaient que profiter de la situation. Les anciens présidents du club sont désormais incapables d’assumer ce « fardeau » nommé Club Africain qui demande tant de moyens, de disponibilité, et surtout un éventuel manque à gagner pour leurs affaires, vu que présider le CA peut avoir des répercussions sur leurs activités avec leurs partenaires commerciaux ou leurs concurrents. Les instances sportives qui ne vont tout de même pas donner raison à la rue au moindre grognement. Tout cela avec la complicité des journalistes, médiocres dans l’ensemble, qui, mis à part des articles manifestant leur inquiétude « profonde » face à la situation alarmante du club n’ont jamais pris la peine, par lâcheté, complicité, copinage ou même bêtise, de critiquer, d’éclairer ou d’accuser quiconque. La masse non initiée, dans le sens où elle n’a pas la véritable connaissance des faits et des coulisses n’était pas au courant des véritables enjeux, rapports de force par la seule faute de la presse, ce gagne pain moisi à l’image des articles publiés par des pigistes sans scrupule, ou encore des articles non publiés par certains rédacteurs en chefs lâches, trop neutres ou trop complaisants.
Et puis un jour, un « mini mai 68 » a éclaté à l’aéroport de Tunis Carthage lors du retour de Chérif Bellamine et son moustachu fétiche, homme à tout faire et à tout défaire, « des carottes dans les cheveux, qui n’a jamais vu un peigne, qui est méchant comme une teigne, qui fait ses petites affaires, avec son petit chapeau, avec son petit manteau, avec sa petite auto, qui croit avoir l’air et qui n’a pas l’air du tout, faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou » ( Extrait de Ces gens là de Jacques Brel, un passage qui illustre parfaitement notre personnage). La foule était passée aux armes, la situation s’aggravait, le temps était venu pour révoquer un président qui avait battu le record des échecs et désillusions au Club Africain. Le tout se passe par des consultations, par des réunions entre le bureau du gouverneur et du ministère. Et puis la nouvelle se propagea, envahit tous les coins du pays à une vitesse ahurissante : Cherif Bellamine n’est plus président du Club Africain, son successeur s’appelle Kamel Iddir, son vice-président, et ce dans le « pur respect de la loi sur les associations ». Kamel Iddir, vice président fantôme, forcément complice de la situation, étant numéro 2 du club, que ce soit par l’approbation de la situation ou par le silence. Mais qu’importe, les clubistes voulaient juste un autre nom, un autre visage, une autre voix. Ce fut tout de même la grossière erreur, et le club en subira les conséquences encore pour quelques années.
Kamel Iddir, haut fonctionnaire, politicien introduit et ayant fait ses preuves dans les missions qu’on lui a ordonné se fait introniser Roi du Club Africain, détenant par conséquent le pouvoir d’appuyer sur un bouton essentiel, vital, un pouvoir énorme, celui de commander le bonheur et le malheur de centaines de milliers de personnes à travers le pays.
L’intronisation de Kamel Iddir à la tête du Club Africain est historique à plus d’un titre, c’est un tournant fondamental et hélas malheureux. Le plus inquiétant et le rapport vertical à deux niveaux qui s’est installé. D’abord vis-à-vis des anciens présidents, force morale et supposée financière club. Ces derniers, de part leur statut social et l’autorité de leur portefeuille ne considèrent plus le président du CA comme un des leurs, mais comme un exécutant, un subordonné trop dépendant financièrement. Ce rapport a engendré une vassalité inédite et quelque part méprisable, se manifestant par des remerciements et des éloges excessifs à leur égard, faisant de Kamel Iddir un président délégué, et ce par sa seule faute et sa manière de gérer ses rapports avec les barons du club. C’est un glissement vers une féodalité moyenâgeuse très dangereuse pour un club de la trempe du CA.
Ensuite, il y a ce rapport vertical vis-à-vis des autorités. En étant un haut fonctionnaire de l’Etat, Kamel Iddir a sans doute les mains liés et le verbe castré, il ne peut s’exprimer en toute liberté, obligation de réserve oblige, faisant du CA une sous administration ou quelque chose qui ressemblerait à un établissement public qu’il faut gérer avec le maximum de prudence et d’habilité pour ne pas fâcher, se maintenir et pourquoi pas, faire le grand saut vers des sphères plus conséquentes. Evidemment, être un Haut fonctionnaire de l’Etat aurait pu être une aubaine pour accélérer certains chantiers : un carnet d’adresse, des contacts ministériels importants. Malheureusement la mentalité fait défaut.
Ce fut donc une grossière erreur. Parce qu’elle a fait croire aussi à plusieurs que devenir président du CA était devenu à la portée de tout le monde, puisque de fait, elle n’était plus la propriété des grands barons et des fortunés. Dès lors nous avons assisté à la prolifération des présidentiables souvent de basse catégorie à travers les journaux, les cafés et les salons, de tout ceux qui croient avoir l’air, et qui n’ont pas l’air du tout, qui croient désormais en leur bonne étoile (sans jeu de mots) pour arracher le fauteuil tant convoité, et désormais démocratisé, accessible grâce au parachutage de Kamel Iddir.
Une grossière erreur, parce qu’elle a anéanti l’image de marque du président du Club Africain en tant de fonction. N’importe qui, disons par exemple un supporter vu à la télé, crâne rasé mais chauve aussi à l’intérieur de la tête, peut désormais pousser la porte du bureau du président, y entrer et parler, sympathiser. Ou encore cette scène terrible mais tellement significative : le président qui se fait interpeller devant sa voiture par un supporter en quête de billets, qui au lieu de passer par les agents concernés par la vente, fait un saut au septième ciel du gotha clubiste en le demandant au président. Ce dernier ayant expliqué qu’il ne pouvait rien faire, démarra sa voiture et quitta le parc. Par la suite le supporter s’en donna à cœur joie à ses innombrables noms d’oiseaux, fustigeant Iddir, son métier, toute son ascendance et sa descendance y compris son sein maternel, et tout cela devant le silence complice et passif des gardiens du parc, des agents de sécurité et de quelques dirigeants. Un terrible coup à la fonction de président cette scène.
Une grossière erreur, parce que certaines règles du parcours de Kamel Iddir ont été appliquées à un club sportif et souvent très mal, comme ces discours stériles et pompeux, les méthodes de travail, la création de commissions dormantes, l’entourage fait d’hommes de paille, comme si le CA était une cellule du parti communiste soviétique, avec toute la bureaucratie, l’absurdité, la caducité et l’inefficacité que cela suppose. Ces règles disent aussi que l’intelligence moyenne des subordonnés doit être inférieure à celle qui les commande, une question de stature, de carrure et de pouvoir, on a vu souvent Iddir traîner avec son armada de serfs, ceux qui ne veulent pas fâcher, qui lèvent la tête jusqu'à l’usure avec le regard admiratif vers l’homme qui leur fait confiance. Des serfs souvent de la même école, bureaucrates, plus rusés qu’intelligents, qui en ne faisant rien ne compromettent rien. Telle est la cour du Roi, faite de bouffons, de complaisants et de bons à rien, quant à la gente per bene, ils se sont tous enfouis un par un, par manque de confiance, par déception ou dégoût.
Une grossière erreur parce que par les temps qui courent, chaque année qui passe est une perte de 5 ans sur nos concurrents, une perte de prestige pour le club. Kamel Iddir n’est pas l’unique responsable, il a mal géré une situation, et il l’a gérée selon ses moyens, la deuxième grossière erreur fut son maintien malgré tous ces paramètres, quelles sont les raisons alors ? N’est-ce pas absurde ? À qui profite son maintien ? J’y reviendrai la prochaine fois
lundi 20 août 2007
LA REUNION DU DIMANCHE
LE SATANE DIMANCHE
Depuis le carton historique et sans précèdent dans l’histoire quasi centenaire du Club africain, contre l’ESHS, Kamel Idir s’est évaporé, a disparu et n’a plus donné signe de vie pendant cinq a six semaines laissant le CA a son triste sort; et ses dizaines de milliers de supporters dans la perplexité la plus totale.
Il a essayé de refaire surface, le jour de la finale de Hand mais il a vite déchanté après avoir été congédié par le public.
Suite à une première réunion du Comite dit supérieur, la démission du volatile Kamel Idir a été confirmée par l’intéresse lui-même, et nos chers supérieurs ont commencé, les uns a chercher une solution pour sauver cette institution du sport tunisien, les autres à manœuvrer (comme ils aiment le faire) pour prolonger le CA dans un abîme qui dure depuis une décade.
Un communiqué officiel portant convocation, pour le 29 juin d’un AG élective; est paru le lendemain, AG qui, logiquement, devait clôturer l'ère Idir et annoncer une nouvelle direction.
Quelques jours après, une nouvelle réunion du toujours Comite dit supérieur a lieu. Cette fois, les deux présents virtuels à la première réunion sont bel et bien la, eux qui n’assistent jamais a ce genre de réunion depuis fort longtemps, outre le fait que l’un d’eux n’a aucune qualité pour y assister, n’ayant jamais présidé aux destinées du CA, et n’ayant jamais fait partie du Comite du CA, sauf pendant quelques courts mois).
Et voila, que le disparu KI réapparaît comme le Mehdi Montazar dans la mythologie chiite. C’est lui le sauveur. Fini la démission. Fini l’AG électorale. Les manœuvriers supérieurs ont estimé que nul mieux que ce Président qui disparaît ne peut sauver le CA. Ils décident de le couvrir de quelques milliers de dinars et le tour est joué. Les grands slogans de la continuité, de la stabilité, de la permanence, de la pérennité du CA et … de son « rayonnement national et international » (sic) sont ressortis.
Les supporters clubistes sont encore une fois traités en mineurs et peu de cas est fait de leur rejet de KI; de ses conférences de presse et de ses déclarations de courtisan. Le père spirituel en a ainsi décidé.
Plus que le retour de ce Mehdi Montazar, c’est en réalité l’apparition du Messie Dajjal annonciateur de la fin du monde.
Nantes, le club le plus titré de France est aujourd’hui, en division2.
Avec Cherif Bellamine le CA a failli s’y retrouver n’eurent été 4 points providentiels acquis sur le tapis du Comite de recours grâce a la pugnacité de l’un de ses membres. Avec un KI qui risque toujours de disparaître au premier obstacle, le syndrome de Nantes n’est pas exclu.
Clubistes, la décision est en entre vos mains.
Faites barrières a ceux et surtout à celui qui s’est installé en tuteur du CA.
Mobilisez vous et imposez votre décision souveraine.
Le CA court à sa perte.
Depuis le carton historique et sans précèdent dans l’histoire quasi centenaire du Club africain, contre l’ESHS, Kamel Idir s’est évaporé, a disparu et n’a plus donné signe de vie pendant cinq a six semaines laissant le CA a son triste sort; et ses dizaines de milliers de supporters dans la perplexité la plus totale.
Il a essayé de refaire surface, le jour de la finale de Hand mais il a vite déchanté après avoir été congédié par le public.
Suite à une première réunion du Comite dit supérieur, la démission du volatile Kamel Idir a été confirmée par l’intéresse lui-même, et nos chers supérieurs ont commencé, les uns a chercher une solution pour sauver cette institution du sport tunisien, les autres à manœuvrer (comme ils aiment le faire) pour prolonger le CA dans un abîme qui dure depuis une décade.
Un communiqué officiel portant convocation, pour le 29 juin d’un AG élective; est paru le lendemain, AG qui, logiquement, devait clôturer l'ère Idir et annoncer une nouvelle direction.
Quelques jours après, une nouvelle réunion du toujours Comite dit supérieur a lieu. Cette fois, les deux présents virtuels à la première réunion sont bel et bien la, eux qui n’assistent jamais a ce genre de réunion depuis fort longtemps, outre le fait que l’un d’eux n’a aucune qualité pour y assister, n’ayant jamais présidé aux destinées du CA, et n’ayant jamais fait partie du Comite du CA, sauf pendant quelques courts mois).
Et voila, que le disparu KI réapparaît comme le Mehdi Montazar dans la mythologie chiite. C’est lui le sauveur. Fini la démission. Fini l’AG électorale. Les manœuvriers supérieurs ont estimé que nul mieux que ce Président qui disparaît ne peut sauver le CA. Ils décident de le couvrir de quelques milliers de dinars et le tour est joué. Les grands slogans de la continuité, de la stabilité, de la permanence, de la pérennité du CA et … de son « rayonnement national et international » (sic) sont ressortis.
Les supporters clubistes sont encore une fois traités en mineurs et peu de cas est fait de leur rejet de KI; de ses conférences de presse et de ses déclarations de courtisan. Le père spirituel en a ainsi décidé.
Plus que le retour de ce Mehdi Montazar, c’est en réalité l’apparition du Messie Dajjal annonciateur de la fin du monde.
Nantes, le club le plus titré de France est aujourd’hui, en division2.
Avec Cherif Bellamine le CA a failli s’y retrouver n’eurent été 4 points providentiels acquis sur le tapis du Comite de recours grâce a la pugnacité de l’un de ses membres. Avec un KI qui risque toujours de disparaître au premier obstacle, le syndrome de Nantes n’est pas exclu.
Clubistes, la décision est en entre vos mains.
Faites barrières a ceux et surtout à celui qui s’est installé en tuteur du CA.
Mobilisez vous et imposez votre décision souveraine.
Le CA court à sa perte.
LE JUGEMENT DERNIER ACTE III: LE PRINCE
Peut être que si quelqu’un avait filé à Iddir le fameux « Prince » de mon homonyme Machiavel le jour de son ascension, il se serait mieux comporté dans son rôle de président, et je dis bien peut être. Pour les non initiés, ce petit livre écrit au tout début de la renaissance de l’Europe explique comment un souverain doit se comporter pour asseoir son autorité et garder son pouvoir, et ce, en considérant des exemples historiques. Ce livre explique aussi comment se comporter et s’adapter à chaque situation, si le Prince arrive en territoire conquis, si la population lui est hostile, s’il prend la place d’un tyran… Evidemment, on peut très bien chercher dans « Le prince» les conditions analogues au moment où Mr Iddir a pris le pouvoir, et de ce fait dégager la manière avec laquelle il aurait du se comporter… or, Mr Iddir est loin d’être un Prince, et cette situation n’est pas due ni à sa fonction, ni au fait qu’il soit dépendant financièrement, Mr Iddir a tout simplement choisi de ne pas être un Prince, et toute son erreur est là… Dès le début de sa prise du pouvoir, Kamel Iddir a choisi d’être un vassal, un soumis. En étant le premier depuis très longtemps à accéder à la présidence du club sans être un Sage, Mr Iddir aurait pu mettre à profit ce cap révolutionnaire pour consacrer une nouvelle doctrine, et de nouvelles habitudes de gouvernance au sein du club, il a hélas tout dilapidé. Les commentaires des supporters, souhaitant le retour d’un gros bonnet au sein du club, un « sage » si on veut, alors que ces derniers, sous l’ère Bellamine voulaient échapper à l’emprise de ces quelques pourvoyeurs de fonds, décideurs, bénisseurs, parrains, qui en 15 ans (après 92) n’ont à eux tous réunis remporté qu’un titre de champion, deux coupes, et deux coupes arabes,ces deux derniers titres étant évidemment de seconde zone (dans le prochain acte, nous y reviendrons). Kamel Iddir avait l’opportunité de créer une nouvelle culture, par ses choix stratégiques, et la stature qu’il a choisie, il vient de condamner à jamais cette culture. Mr Iddir était dès le départ ligoté par l’aspect financier, handicapé par le manque de stature sociale et de pouvoir, il n’y avait qu’une alternative possible pour garder le rang de président : travailler. Or, les ressources financières crées par le club restent tout de même insuffisantes. A cela, il faudra ajouter que Mr Iddir connaît bien le système clubiste, le fonctionnement de son lobby, les alliances et les traîtrises. Il a décidé de ce fait d’adopter une stratégie, celle de prêter allégeance à tous les barons du club, toutes tendances confondues, pour ne s’attirer les foudres de HB, FA ou encore HBA. Il a essayé d’écouter tout le monde, de caresser dans le sens du poil, pour être soutenu, et ne pas être éjecté. Dans ses interviews, et ses déclarations, il ne manquait jamais, et d’une manière excessive de remercier tous les sages du club pour leur apport moral et matériel, même si certains de ces derniers n’ont pas levé le petit doigt, de cette manière, il achetait leur silence, à défaut de leurs ressources. Il venait par ce comportement de signer son arrêt de mort. Pour les supporters, c’était un signe de faiblesse, de dépendance, il pouvait grâce à cela ne pas s’attirer le mécontentement et l’opposition des barons du club, mais l’autre revers de la médaille, c’est la fonction même de président du club qui était touchée, rabaissée par l’image d’un exécutant dépendant et manquant de carrure, c’était un choix d’image, et de fonctionnement, et ce n’était pas le meilleur. Mr Iddir aurait bien pu se comporter de la sorte au début, mais il rata l’opportunité de se libérer de ses maîtres. Il l’a raté lors de la victoire du derby, il avait réussi ce que aucun d’eux n’a pu faire, ce n’est sans doute qu’une victoire lors d’un match, mais pour les supporters, c’était le président par lequel le salut est venu, par lequel la lumière a jailli : il est premier au classement, et il a battu l’Espérance. Kamel Iddir a raté cette occasion de se démarquer, sa popularité était si forte ce jour là, qu’il pouvait être maître du monde, deux détails l’ont complètement perdu. La premier détail, c’est son choix de continuer à « remercier excessivement » ses protecteurs, ces derniers affirmaient en plus leur présence par les panneaux publicitaires du club (j’y reviendrai dans le prochain acte). On avait même tendance à croire que sans eux, le CA ne serait pas là où il est. Le deuxième détail, c’est que sa manière de se comporter lui a valu le mépris de son entraîneur, Marchand, de part son caractère mais aussi de ce qu’on lui souffle à l’oreille, a cessé depuis longtemps de respecter son président, ils étaient au tac au tac, et rien de bon ne pouvait arriver cette situation, l’écroulement du mois d’avril le démontre. Je rajouterai un dernier détail, Mr Iddir, c’est Dr Jeckill et Mr Hide, deux faces cachées, deux discours, deux points de vue, deux langages. Ses collaborateurs ne savent pas parfois s’ils doivent se fier à lui ou non, il lui arrive souvent d’agir d’une manière contraire au discours qu’il tient, et là aussi ça fait mal quand ça dérape. Aujourd’hui, toujours mauvais stratège, il se cache, peut être pas pour les mêmes raisons. Le CA va mal, supposons qu’un « sage » ait décidé de reprendre le CA en main, Mr Iddir ne pourra que s’effacer, alors, il commence à s’éclipser. Raison officielle, il vient d’être promis, la passation prend du temps, il est pris. Raison officieuse : il ne veux pas donner l’impression qui ‘il s’est fait évincer par un baron, alors, si un sage décide de prendre le CA en main, il dira qu’il est trop pris par son nouveau poste, et qu’il est amené à céder sa place. Si personne ne compte le déloger, il reviendra, expliquant que durant un laps de temps, il était pris par son nouveau poste. Elémentaire mais pas très futé. J’aimerais finir par une question, savez vous quel est le vice du président ? La réponse est dans la question, faudra juste réaménager les mots, je n’en dirai pas plus à ce sujet, seulement que Mr Ben Ammar, l’année du championnat, a choisi un vice président, qui, bien qu’il n’apparaissait pas souvent au parc, permettait au club de ne pas être attaqué gratuitement et éloignait les manigances et les combines, rien que par un nom. Le profil était utile et justifié, Mr Ben Ammar a certainement lu « Le Prince »
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EDITORIAL
Le Club Africain est un phénomène unique dans le football tunisien. Equipe mythique, légendaire, pourtant, lors des vingt dernières années, le club n'arrive plus à s'imposer au niveau national. Remportant seulement 3 Championnats et 3 coupes durant les 27 dernières années, le club continue pourtant à attirer des supporters, le public le plus nombreux du pays. Chaque dimanche une foule impressionnante et passionnée frissonne, souffre, rit, pleure devant un carré vert converti en arène d'honneur. Ce blog a été crée pour décortiquer tout ce que se passe autour, dans les coulisses, pour analyser l'apport et l'influence des "salons", des décideurs. Ce blog se veut militant, ce blog est un espace de résistance contre la médiocrité, les combines. Ce blog ne ménagera personne du moment où l'intégrité du Club Africain est bafouée. Car à chaque fois que cela arrive, des millons d'êtres sont touchés dans leur honneur, dans leur passion, et un jour, si tout le monde s'y met, par la plume, par la force, par le pouvoir ou simplement par la passion, un jour, peut être, tout ce que notre coeur porte de rouge et blanc rayonnera dans nos yeux, fiers, pour l'éternité.